GalerieMouvances 2 place des Vosges – Paris

Sculpteurs > GALOYER François

Information sur l'artiste
XFils de Raymond Galoyer, dessinateur, peintre, professeur de dessin. Neveu de Marc Jaquin, sculpteur, statuaire.

Né le 4 février 1944 à Paris. Etudes secondaires au collège Stanislas à Paris. De 1962 à 1964, élève libre à l'Ecole des Arts Appliqués (élève de Gibert, Joachim, Volti). De 1964 à 1969 travaille dans l'atelier des frères Joachim, sculpteurs-praticiens et conjointement suit assidûment les cours du soir de dessin et modelage à l'Académie Montparnasse.
Construit ensuite son propre atelier en Seine et Marne où, poursuivant de longues années son travail de praticien, il peut enfin créer ses sculptures animalières.

Principaux salons

Salon des Indépendants
Salon d'Automne
Salon des Artistes Français
Salon National des artistes animaliers
Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.

Principales distinctions

1986 - Prix Edouard-Marcel SANDOZ (salon d'Automne)
1989 - Médaille d'argent (Salon National des Artistes Animaliers)
1991 - Prix " RUMSEY " (Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts)
1991 - Grand Prix Animalier "Edouard-Marcel SANDOZ" (Salon des Artistes Animaliers)
1992 - Médaille d'or (Salon des Artistes Français)
1996 - du Conseil Général de l'Essonne
1997 -Médaille de la Ville de Rosny sous Bois
1999 - Prix de sculpture (Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts)
1999 - Médaille de la Ville de Gournay sur Manie
2001 - Médaille de la Ville de Draveil

Né à Paris, François Galoyer manifeste très tôt un amour profond pour la nature : petit garçon, il attend avec impatience le dimanche pour retrouver la propriété familiale de Provins, les bois deviennent très vite son royaume.

Entré dans le très prestigieux Collège Stanislas, il ne tient pas en place et passe beaucoup de son temps à construire des marionnettes, sculpter des animaux ou fabriquer des instruments de musique.

A 16 ans, il demande à son père l'autorisation de quitter le lycée, il veut travailler de ses mains, sculpter. Monsieur Galoyer demande à son fils de faire Lui effort ; ce fut pour celui-ci une réelle épreuve d'arriver en Terminale et de préparer le baccalauréat. Monsieur Galoyer ne sera pas là pour le féliciter, il meurt quelques mois avant l'examen.

Son oncle, le sculpteur Marc Jacquin, a très vite discerné ses qualités, il prend le jeune homme en charge, le fait entrer à l'Ecole des Arts Appliqués à l'Industrie, puis, deux ans après, dans l'atelier des frères Joachim à Malakoff.

Les frères Joachim sont praticiens, il passera dans leur atelier cinq années, rudes mais passionnantes : «c nous devions débiter des blocs de pierre de J ou 6 tonnes, nous travaillions 9 heures par jour, 6 jours par .semaine, au début je gagnais 2,25 francs de l'heure, au bout de cinq ans j'avais 6 francs. »

Le soir François Galoyer quitte Malakoff pour rejoindre Meudon, y dîne rapidement et repart en bicyclette suivre les cours du soir de l'Académie Montparnasse. a J'étais épuisé, mais l'ambiance était bonne, je travaillais avec de grands sculpteurs, comme Foin ou Lagriffoul, j'ai acquis, auprès des frères Joachim, taules les techniques de la sculpture ».

Mais, son besoin d'indépendance est de plus en plus vivace et son désir de vivre à la campagne impérieux, en 1970 il retrouve les bois de son enfance et y construit son atelier.

"Je ne voulais pas avoir l'étiquette d'animalier, (.) mais je m'aperçus très vite que les animaux correspondent mieux à mon tempérament : belles courbes, beaux volumes... et purs je crois que la faculté d'accueil des animaux, même celle des animaux sauvages, est immense et je le ressens, il n'existe pas chez eux de mensonge, ils ne déçoivent pas."

Dans son atelier entre ciel et arbres, tout près d'une Seine paresseuse et douce, entouré d'animaux sauvages ou apprivoisés, Galoyer redessine l'univers des choucas, des chouettes chevêche et des paradisiers ; pureté des lignes, hiératisme des attitudes, la vie qu'il a enfermée dans le bois ou la pierre, anime la matière apprivoisée.

Sur une terre traitée comme un bien aliénable et destructible, son oeuvre est un hommage à un monde animal menacé d'être notre victime, notre dernier témoin.

Anne Wilkinson (extrait du catalogue du Salon d'art animalier de Bry, 1991)

Quelques mots sur l’oeuvre

Essentiellement sculpteur-animalier

Matériaux utilisés

Après étude en terre, pins moulage en plâtre
- Bois : noyer, poirier, buis, ébène, etc.
- Pierres : Lorraine, Bourgogne, Poitou, etc.
- Marbres : Blancs, noirs, roses, etc.
- Bronzes : numérotés 8 + IV d'après les originaux

Fondeurs actuels : Susse, CC A.1., Paumelle.

Travail tendu, épuré mais restant délibérément figuratif et très représentatif de l'animal. Sujets variés, avec une préférence pour les oiseaux et les animaux sauvages ; ceux-ci sont presque toujours réalisés grandeur nature (du troglodyte-mignon (hauteur avec socle 8 cm) à l'ours Grizzli (hauteur : 1,20 m ; longueur : 2,10 m).

Occasionnellement sculpte des sujets non animaliers. Exemple : nue statue de Ste Thérèse de Lisieux en pierre (haut. : 1,88m) ou une Vierge eu bois (haut; : 1,72m) exécutées en 2000 et 2001.

 

  • Fou de Bassan
    Marbre rose du Portugal - H.86cm
  • Grand Duc
    Bronze - H.67cm
  • Harfang des neiges
    Bronze fonte CAI - H.58cm
  • Fou de Bassan
    Bronze - H.86cm
  • Faucon Pelerin
    Bronze - H.54cm
  • Chat Européen
    Bronze - H.50cm
  • Durbec des Sapins
    Prunier - H.20cm
  • Blaireau
    Noyer - H.50cm x L.90cm